Climat

   

Ville

11/9  12/9 

Hanoi

16-24

15-23

Hue

22-28

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Haiphong

16-25

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HCM city

23-31

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La République Socialiste du Vietnam

Territoire: 331 211,6 km²
Population:
84 115,8 mille habitants (l'an 2006)
Capitale: Hanoi

Le Vietnam est une bande de terre étroite dont la forme rappelle la lettre S. Situé au centre de l’Asie du Sud-Est, en bordure orientale de la péninsule indochinoise, il partage des frontières avec la Chine, au nord, le Laos et le Cambodge, à l’ouest. Il s’ouvre sur la Mer d’Orient à l’est et sur le Pacifique au sud.

La côte s’étire sur 3 260 km et les frontières terrestres sur 4 510 km. À vol d’oiseau, la distance du nord au sud est de 1 650 km. La largeur maximale atteint 600 km, dans le nord, et 400 km, dans le sud, alors que la largeur minimale n’est que de 50 km au Centre, dans la région de Quang Binh.
Coordonnées: 102º 08' - 109º 28' latitude Est
8º 02' - 23º 23' longitude Nord

Climat: Vietnam se trouve dans une région de climat tropical et subtropical, soumis aux moussons

Topographie: Les collines et les montagnes représentent les trois quarts du territoire du Vietnam

Division administrative: Viet Nam est divisé en 64 provinces et villes
Aperçu
Le climat
Le Vietnam se trouve dans une région de climat tropical et subtropical, avec des moussons, beaucoup d'ensoleillement, un abondant volume pluviométrique et une grande humidité. Certains endroits proches du tropique du Cancer et les régions d'altitude ont un climat tempéré.

Les températures moyennes annuelles de 22 à 27ºC sont très propices au tourisme même si la température moyenne varie d'une région à l'autre: 23ºC à Hanoi, 26ºC à Hô Chi Minh-ville et 25ºC à Huê.

Les moussons influencent aussi sur la température tropicale du Vietnam. Le Vietnam compte deux saisons bien distinctes, soit la saison sèche et froide (de novembre à avril) et la saison chaude et pluvieuse (de mai à octobre). Les changements de température sont plus marqués dans les provinces du Nord; la différence de température atteint jusqu'à 12ºC alors que dans les provinces du Sud, la différence n'est que d'environ 3ºC. Ces deux saisons montrent toutefois les signes des quatre saisons: printemps, été, automne et hiver, surtout dans le Nord.

Chaque année, il compte de 100 jours de pluie avec la pluviosité moyenne de 1 500 à 2 000mm. L'humidité atmosphérique varie plus ou moins 80%, L'ensoleillement est de 1 500 à 2 000 heures et le rayonnement solaire compte annuellement en moyenne de 100 kcal/cm2.

À cause des moussons au nord, la température moyenne du Vietnam est moins chaude en été et plus froide en hiver que des pays voisins.


Hanoi

Hanoi connaît 4 saisons. Le printemps s'étend de février à avril, température de 15 à 20°C (59-68°F), avec de fréquents crachins, un temps humide; c'est la saison de la fête du Nouvel An lunaire et de maintes festivités populaires. L'été dure de mai à août, 30-36°C (86-97°C), grand soleil, pluviosité importante. L'automne dure de septembre à novembre, 25-36°C (75-97°F), temps clair, frais, sec. C'est la plus belle saison de l'année, mais elle ne compte que 50-60 jours. L'hiver dure de décembre à janvier, avec la plus basse température, 10-15°C (48-59°F), temps nuageux, humide, poussées de froid rigoureux causées par les moussons du nord-est. La pluviosité moyenne annuelle est de 1 800mm.

Haiphong
Haiphong a le temps tropical et les moussons. Sa température moyenne varie entre 23oC et 24oC. Le volume pluviométrique annuel est de 1 600 à 1 800mm. Haiphong bénéficie d'un climat tempéré.

Quang Ninh
La température moyenne annuelle est de 25oC.

Thua Thien-Huê
Thua Thien-Huê se trouve dans la région du temps tropical soumise aux moussons avec une température moyenne est chaque année de 25oC. L'ensoleillement annuel compte de 2 000 heures. La période la plus propice au tourisme est de novembre à avril.

Danang
Situé dans la région tropicale où l'on connaît 2 saisons nettes, une sèche et l'autre des pluies avec une température allant de 28oC à 29oC. Les mois d'octobre et de septembre sont souvent le temps visité des typhons.

Khanh Hoa
Le climat du Khanh Hoa est influencé à la fois par le climat tropical et océanique, cependant il est assez tempéré avec une moyenne de 26,5oC. La pluviosité annuelle est de 1 200mm.

Lam Dong
Dalat, capitale provinciale de Lam Dong est nommée "Ville du printemps". Il s'explique par son climat agréable, la température au maximum du jour est de 24oC et 15oC au minimum. La pluviosité annuelle compte de 1 755mm. Sa saison sèche dure de décembre à mars et celle des pluies d'avril à novembre. Il fait du soleil toute l'année. Dalat, c'est le paradis des fleurs.

Hô Chi Minh-Ville
On divise en 2 saisons nettes: La saison des pluies commence à mai et termine à novembre avec un volume de 1 979mm. De septembre à avril est à la saison sèche. La température moyenne annuelle est de 27,5oC, sans hiver. Tout cela permet les acticités touristiques à opérer toute l'année.

Ba Rịa - Vung Tau
La température annuelle est en moyenne de 27oC, avec beaucoup d'ensoleillement.

Les resources naturelles

Les forêts et les terres forestières couvrent une grande partie du territoire. Les réserves nationales sont protégées par l'Etat et dotées de plans de développement durable en matière de tourisme écologique. Ces forêts précieuses sont réparties dans plusieurs localités de tout le pays: Ba Vi (Ha Tay), Cat Ba (Hai Phong), Cuc Phuong (Ninh Binh), Bach Ma (Hue), Cat Tien (Dong Nai), Con Dao (Ba Ria - Vung Tau)...

Le Vietnam est un pays possédant des ressources en minerais. Son sous-sol recèle de précieux gisements d'étain, de zinc, d'argent, d'or, d'antimoine, de pierres précieuses, de charbon. Son plateau continental est riche en pétrole et gaz naturels.

Les sources d'eau minérale sont très abondantes: Quang Hanh (Quang Ninh), Hoi Van (Binh Dinh), Vinh Hao (Binh Thuan), Duc My (Nha Trang), Kim Boi (Hoa Binh)...

La topographie

Les collines et montagnes représentent les trois quarts du territoire du Vietnam. Il y a quatre régions montagneuses principales et deux grands deltas.


Les quatre
régions montagneuses principales

La région du Nord-est (appelée aussi Viet Bac) s'étend de la vallée du Fleuve Rouge au golfe du Bac Bo. On y trouve nombre de sites pittoresques bien connus comme les grottes de Tam Thanh, de Nhi Thanh (Lang Son), la grotte de Pac Bo, la chute de Ban Gioc (Cao Bang), le lac de Ba Be (Bac Kan), le mont Yen Tu et la Baie d'Halong (Quang Ninh). Le plus haut sommet de la région du Nord-est est Tay Con Linh: 2431m.


La région du Nord-Ouest
s'étend de la frontière avec la Chine jusqu'à l'ouest de la province de Thanh Hoa. C'est une magnifique région avec Sa Pa (Lao Cai) à 1 500 m d'altitude, une station de montagne et un lieu de contact avec les habitants des ethnies H'Mong, Dao, Kinh, Tay, Giay, Hoa, Xa Pho...

La région abrite aussi l'ancien champ de bataille renommé Dien Bien Phu et le mont Fan Si Pan, 3143m, point culminant du Vietnam.


La cordillère de Truong Son du Nord
s'étend de l'ouest de la province de Thanh Hoa à la région montagneuse de Danang - Quang Nam. On y trouve la magnifique grotte de Phong Nha (Quang Binh) et des cols bien connus le col Ngang (Col transversal), le col de Hai Van (Col des Nuages)... En particulier, la piste Hô Chi Minh est connue de tout le monde pour les exploits des Vietnamiens pendant la deuxième grande résistance.


La cordillère de Truong Son du Sud
située à l'ouest des provinces du Trung Bo méridional. Suite aux massifs, c'est une vaste région appelée Tay Nguyen (Hauts-Plateaux du Centre). Cette région légendaire recèle encore plusieurs secrets sur la flore et la faune, surtout sur la culture originale des minorités ethniques. Da Lat est une station de villégiature idéale établie à la fin du XIXe siècle.


Le Vietnam a deux grands deltas
:le delta du fleuve Rouge et le delta du Mékong.


Le delta du Fleuve Rouge
(plaine du Bac Bo) d'une superficie d'environ 15 000 km² est formé d'alluvions charriées par le fleuve Rouge et le fleuve Thai Binh. C'est le berceau des anciens Vietnamiens et de la civilisation du riz irrigué.


Le delta du Mékong
(plaine du Nam Bo) d'une superficie de quelque 40 000km² est très fertile et a un climat favorable. C'est le plus grand grenier à riz du pays. Le territoire vietnamien est quadrillé par des milliers de cours d'eau de petites et grandes dimensions. Le long de la côte, s'ouvre une embouchure sur une vingtaine de kilomètres, favorisant ainsi le système de navigation fluviale. Les deux systèmes de cours d'eau importants sont le Fleuve Rouge au Nord et le Mékong (Cuu Long) au Sud.


La côte du Vietnam
s'étire sur 3 260km. En la longeant, vous trouverez de belles plages comme Tra Co, Sam Son, Lang Co, Non Nuoc, Nha Trang, Vung Tau, Ha Tien... A certains endroits, la montagne avance vers la mer, formant des baies pittoresques comme la Baie d'Halong reconnue par l'UNESCO comme le patrimoine mondial.

Le Vietnam possède nombre de grands ports: Haiphong, Danang, Qui Nhon, Cam Ranh, Vung Tau, Sai Gon...

Le pays compte aussi des archipels composés de milliers d'îles et îlots dispersés du Nord au Sud dont ceux de Hoang Sa (Paracels) et de Truong Sa (Spratley).

Histoire
Nom officiel de la Nation

Au début de l’âge de bronze, les tribus de Viets se sont installées dans le Nord et jusqu’au nord du Centre du Vietnam. On comptait environ 15 groupes différents de Lac Viet vivant dans les plateaux du Nord et dans le Delta du Fleuve Rouge, plus une douzaine de Au Viet vivant dans le Nord-Est.


Van Lang (2876 av. J.-C – 258 av. J.-C)
En ce temps-là, ces deux ethnies Lac Viet et Au Viet, composées de nombreux habitants, vivaient un peu éparpillées. Cependant, en raison d’un besoin grandissant de contrôler les inondations, les batailles contre l’ennemi et les échanges culturels et économiques, les tribus vivant proches les unes des autres ont eu tendance à se scinder en un groupe plus gros et plus hétérogène.

Parmi les tribus Lac Viet, celle de Van Lang était la plus puissante. Son chef réunit toutes les tribus Lac Viet pour former la nation Van Lang, se donnant à lui-même le titre de rois Hung. Les générations suivantes suivirent les pas de leur père fondateur et conservèrent ce titre. D’après certains documents historiques, on a réussi à déterminer que leur territoire occupait alors l’actuel Nord du Vietnam, ainsi que la partie nord du Centre et le sud du Guangxi (la Chine). La nation Van Lang a duré approximativement du début du premier millénaire jusqu’au IIIe av. J.-C.

Au Lac (257 av. J.-C – 207 av. J.-C)
En 221 av. J.-C., Qin Shihuangdi (Tan Thuy Hoang), roi des Qin en Chine envahit le territoire des Viets. Thuc Phan, le chef de l’alliance des Au Viet parvint à repousser les Chinois qui furent obligés de se retirer en 208 av. J.-C. Thuc Phan prit alors le titre de roi An Duong Vuong et fonda la nation Au Lac, réunissant les Au Viet et les Lac Viet. Cependant, en 179 av. J.-C., Trieu Da, l’empereur du Nam Viet (Chine), envahit le royaume d’Au Lac. La résistance d’An Duong Vuong dut rapidement céder devant cette invasion. Pendant plus de sept siècles les envahisseurs du Nord régnèrent sur le pays où ils établirent un régime féodal sévère. Ils divisèrent le territoire en régions administratives qu’ils affublèrent de noms chinois. Pourtant, le nom d’Au Lac continua d’être utilisé dans le langage courant.

Van Xuan (544-602)
Durant le printemps 542, Ly Bi prit les armes et chassa le gouvernement chinois, libérant le pays. Il se déclara alors souverain du royaume Van Xuan en 544 valorisant l’esprit d’indépendance du pays et la volonté de vivre en paix. Néanmoins, le règne de Ly Bi fut de courte durée. Il fut vaincu par l’armée chinoise impériale en 602, et le pays retourna sous le joug de la Chine. Le nom de Van Xuan ne fut réhabilité qu’après la victoire du Général Ngo Quyen sur la rivière Bach Dang en 938, qui marqua la fin de la domination chinoise au Vietnam.

Dai Co Viet (968-1054)
En 968, Dinh Bo Linh combattit les douze seigneurs et unifia le pays. Se déclarant roi du pays, il lui donna le nom de Dai Co Viet, un nom qui se perpétua au fil de la dynastie des Dinh (968-979), de la dynastie des Le antérieurs (980-1009) et jusqu’au début de la dynastie des Ly (1010-1053).

Dai Viet (1054-1804)
En 1054, une étoile flamboyante apparue dans le ciel où elle brilla pendant plusieurs jours, ce qui sembla être un très bon présage. Ainsi, l’Empereur Ly décida de changer le nom du pays, qui devint Dai Viet (étoile viet). Ce nom fut conservé jusqu’à la fin de la dynastie des Trân. Dai Viet resta donc le nom du pays tout au long de la dynastie des Lê (1428-1787) et celles des Tay Son (1788-1802).

Dai Ngu (1400-1406)
En mars 1400, Ho Quy Ly usurpa le trône de l’empereur Trân Thieu De et fonda la dynastie des Ho, changeant le nom du pays en Dai Ngu, ce qui signifie paix en langue ancienne. Ce nom fut utilisé jusqu’à ce que les ennemis Ming envahissent le Dai Ngu et vainquent la dynastie des Ho en avril 1407.

Après dix années de résistance contre l’occupation chinoise des Ming (1418-1427), Lê Loi triompha de l’ennemi. En 1428, il prit le titre d’empereur de la dynastie des Lê et décida de redonner au pays le nom de Dai Viet. Le territoire du Vietnam s’était alors étendu jusqu’à l’actuelle région de Huê.

Viet Nam
En 1802, Nguyên Anh, par son couronnement se proclama premier empereur et fondateur de la dynastie des Nguyên. Il rebaptisa le pays Viet Nam. Ce nom fut pour la première fois reconnu dans de nombreuses missions officielles en 1804. Pourtant, ces termes de Viet Nam étaient apparus longtemps auparavant dans l’histoire. Au XIVe siècle, un ouvrage écrit par le Docteur Ho Tong Thoc, s’intitulait Viet Nam The Chi. Au début du XVe , dans son livre Du Dia Chi, le lettré Nguyên Trai reprend plusieurs fois ce terme de Viet Nam. Le Docteur Trinh Nguyên Binh Khiem (1491-1585) débute, dès la première page de son ouvrage Trinh Thien Sinh Quoc Ngu, par la phrase: " Le Viet Nam a bâti ses fondations (...)" Les mots Viet Nam apparaissent également gravés sur une stèle du XVIe-XVIIe à la pagode de Bao Lam, à Haiphong (1558), à la pagode de Cam Lo, Ha Tay (1590), à la pagode Phuc Thanh, Bac Ninh (1664), etc. En particulier, la première phrase inscrite sur la stèle de Thuy Mon Dinh (1670), au niveau de la frontière de Lang Son est la suivante: " Ceci est la porte du Viet Nam qui garde les frontières du nord...."

De nombreuses théories suggèrent que le nom de Viet Nam a été crée en combinant deux éléments raciaux et géographiques, signifiant littéralement : peuple viet du Sud. Pendant le règne de l’empereur Minh Mang (1820-1840), le pays a été rebaptisé Dai Nam, mais le nom de Viet Nam était toujours largement utilisé dans les ouvrages littéraires, les affaires commerciales et les relations sociales.

Suite au triomphe de la révolution du 19 août 1945, le système féodal vietnamien et le système colonial français furent entièrement balayés pour le début d’une ère nouvelle dans le pays. Le 2 septembre 1945, le président Ho Chi Minh proclama l’indépendance nationale et le pays prit le nom de République démocratique du Vietnam. Bien que le Vietnam ait dû subir 30 ans de guerre et de séparation, les mots sacrés de Viet Nam restaient imprimés dans le cœur des Vietnamiens autant au Nord qu’au Sud. La deuxième résistance a pris fin avec la grande victoire du printemps de 1975. Le Vietnam est tout à fait réunifié. À la première législature de l'Assemblée Nationale du Vietnam le 2/7/1976, il porte le nom officiel " La Rébuplique Socialiste du Vietnam".

La Préhistoire
La Paléolithique
La présence humaine sur le territoire vietnamien remonte à très loin. Les archéologues ont trouvé des traces de civilisation dans quelques grottes à Lang Son et Nghe An. De la période postérieure à l'âge paléotique, la présence humaine fut assez importante sur le territoire vietnamien. Ils utilisèrent des outils en galet taillé jusqu'à l'époque de la culture Hoa Binh - Bac Son. Plus tard, ils commencèrent à aiguiser des haches en pierre, à fabriquer des céramiques et à cultiver la terre.

L'âge néolithique (4000 - 6000 AC)
Pendant l'âge néolithique, des groupes développèrent des modes de vie différents. Les habitants se servaient de haches en pierre polie, taillaient des bracelets en pierre et faisaient des céramiques avec une variété de motifs.

L'âge de bronze (4000 AC)
Pendant l'âge de bronze, les Vietnamiens confectionnèrent plusieurs outils et armes en plus de bijoux en laiton dans des moules de glaise. Ils commencèrent à cultiver le riz et à élever des animaux tels que les buffles, les bœufs, les cochons et les poules.

À cette époque, trois groupes culturels sont répartis dans trois secteurs différents: la culture pré-Dong Son dans les bassins du fleuve Rouge, des rivières Ma et Ca, la culture pré-Sa Huynh dans le centre du pays et le troisième groupe dans le bassin du fleuve Dong Nai dans le sud du territoire vietnamien. La culture pré-Dong Son correspond au début de l'époque des rois Hung.

L'âge de fer (2700 AC)
Les groupes dans le nord et le centre du Vietnam forment la culture Dong Son; ils connaissent déjà utiliser le fer afin d'en faire des outils. Les objets en laiton sont aussi typiques de cette culture, notamment les grands tambours en cuivre avec des motifs ornementaux.


L'époque de la fondation de l'état Vietnamien 

L'Etat Van Lang
Un premier État apparaît au Vietnam sous la culture Dong Son. Il s'étend de la frontière sino-vietnamienne jusqu'au bord du fleuve Gianh. Les ressemblances culturelles des habitants laissent supposer que cette région fut le territoire des anciens Viets. La nation Van Lang était alors dirigée par les rois Hung.

l'Etat Au Lac
Succédant à la nation des rois Hung, l'État Au Lac fut fondé par An Duong Vuong au milieu du IIIe siècle avant J.C . Cet État est mentionné dans les annales de l'historien chinois Xi Ma Tin. Un exploit du temps d'An Duong Vuong fut la construction de la citadelle Co Loa avec trois cercles de murailles, dont les vestiges peuvent être encore contemplés de nos jours.

L'état Champa
Au centre du pays, les cultures pré- Sa Huynh progressent jusqu'à l'âge de fer. Issues des tombeaux, des jarres contenant plusieurs outils en fer, ainsi que des bijoux en agate ou en émeraude sont représentatifs de cette culture. Elle se répand largement, de Thoa Thien jusqu'au bassin du fleuve Dong Nai. Les hommes de la culture Sa Huynh devaient être des ancêtres des Cham qui ont édifié le royaume Champa.

L'épque de la domination chinoise (111 AC - 938 AD)

En l'an 179 avant l'ère chrétienne, l'État Au Lac fut occupé par le roi Trieu Da de l'État Nam Viet, puis en 111 AC, l'État Nam Viet fut anéanti par l'empire chinois des Han. Au Lac passe aux mains des Han et est divisé en arrondissements et districts. Désormais, le pays entrait dans une étape de domination des empires chinois qui dura 11 siècles.

Durant cette période, le peuple Vietnamien se soulève plusieurs fois pour la conquête de l'indépendance commencer par l'insurrection des deux sœurs Trung (en l'an 40 - 43). Suit ensuite la révolte de la Dame Trieu (en 248). Au milieu du VIesiècle Ly Bi reconquit l'indépendance. Mais chacune de ces révoltes fut de courte durée. Sous la domination des empires chinois de Sui et de Tang, plusieurs soulèvements éclatèrent comme les insurrections de Mai Thuc Loan (en 722), de Phung Hung (766 - 791).

Finalement, avec la victorieuse révolte menée par Ngo Quyen sur le fleuve Bach Dang en 938 contre les Han, plus de mille années de domination chinoise se terminent, et l'indépendance nationale reconquise.

Les dynasties des Ly et Tran
Du XIe siècle au XIVe siècle, sous les règnes des dynasties des Ly (1009-1225) et des Trân (1226 - 1400), le Vietnam devint un État puissant.

L' agriculture se développe; la mise en place des digues et le défrichement occupent une place prioritaire. Des villages artisanaux se forment, spécialisés dans la poterie, le moulage de cuivre ou la forge du fer. Des bâteaux commerciaux venus de Chine et des pays d'Asie du Sud-est pénètrent entre autres dans les ports de Hoi Thong et Van Don.

Sous les dynasties des Ly et Trân, le bouddhisme prévaut et influence grandement sur la littérature et sur l'art. Pendant ce temps, le Confucianisme commence à se répandre. À la fin du XIe siècle, le temple de la Littérature dédié à Confucius est édifié. À l'époque des Trân, les concours confucéens sont organisés. Les mandarins d'origine confucéenne sont de plus en plus nombreux. L'écriture nom (l'écriture vietnamienne originale) est alors de plus en plus utilisée dans la composition littéraire. Les premières collections de l'histoire du pays sont également élaborées. L'indépendance nationale est maintenue grâce à la résistance contre Tang (1075-1077) sous la direction du général Ly Thuong Kiet, et trois fois contre les Yuan-Mongol sous la direction des rois Trân et du général Trân Hung Dao (1258, 1285,1288).


La dynastie des Ho

Succédant les règnes des Trân, la dynastie Ho (1400-1407) entreprend un nombre de réformes sociales.

Ho Quy Ly impose les politiques de restriction de la propriété foncière et d'esclaves. Il fait l'émission de billets monétaires pour remplacer la monnaie en alliage de cuivre. Mais ces réformes n'ont pas d'effets parce que le peuple ne soutient pas Ho. C'est pourquoi, devant la guerre d'invasion des Ming de la Chine, la souveraineté de Ho ne parvient pas à organiser efficacement la défense du pays. Le Vietnam tombe dans le contrôle de l'Empire des Ming.

La dynastie des Lê (1428-1788)

Un mouvement insurrectionnel pour reconquérir l'indépendance nationale est déclenché partout dans le pays, puis converge sous le drapeau de l'insurrection de Lê Loi, à Lam Son, province de Thanh Hoa.

Après dix ans de résistance, avec le soutien du peuple et l'assistance de généraux de talents, dont le héros national Nguyên Trai, la guerre de libération est gagnée. L'article Binh Ngo Dai Cao de Nguyên Trai fut considéré comme un exemplaire de déclaration de l'indépendance.

Au XVe siècle, la société du Vietnam est stable, l'agriculture est rétablie et développée, l'industrie et le commerce connaissent de nouveaux progrès. La doctrine confucéenne devient idéologie orthodoxe. La formation des talents par la voie de concours littéraires et l'étude des livres classiques font partie de ce siècle. Le Code pénal national encore appelé le code Hong Duc, est élaboré, reflétant fidèlement la situation politique, économique et sociale du Vietnam à ce moment-là.

Au XVe siècle, la dynastie des Le se détériore. En 1527, Mac Dang Dung renverse le roi Lê, et établit le règne des Mac à Thang Long (Hanoi). La famille Trinh mobilise une résistance contre les Mac. En 1592, les forces de Trinh s'emparent de Thang Long; le roi Le s'empare de nouveau du trône, mais, en réalité, tous les pouvoirs sont détenus par les seigneurs Trinh.

Dans le Sud, les seigneurs Nguyên ont élargi leur territoire jusqu'au delta du Mékong et entreprennent en même temps une guerre contre la famille Trinh. La guerre entre les deux dura de 1627 à 1772.

C'est l'époque où le Vietnam était connu beaucoup de grandes perturbations tant politiques que socio-économiques. Depuis la fin du XVIe siècle, le pays avait établi des liens commerciaux avec les pays occidentaux comme le Portugal, l'Espagne, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne, la France. Grâce auxquels que le catholicisme commençait à se propager au Vietnam à cette époque.

L'économie et la production de marchandises se développaient, et ainsi, bon nombre de centres urbains s'épanouissaient. À Dang Ngoai (nord) il y avait Thang Long, Pho Hien et à Dang Trong (sud), il y avait Hoi An, Thanh Ha, et Nuoc Man.

La dynastie des Tây Son

En 1771, trois frères Nguyên Nhac, Nguyên Hue, Nguyên Lu dirigent l'insurrection Tây Son et renversent la domination des seigneurs Nguyên.

Au début de 1785, après avoir battu les troupes de Siam (Thai) à Rach Gam - Xoai Mut (sur le fleuve My Tho), les forces Tây Son avancent vers le nord et anéantissent les seigneurs Trinh. Le dernier roi de la dynastie des Lê, Lê Chieu Thong se réfugie en Chine, et fait appel à la dynastie chinoise des Qin pour renvoyer des troupes au Vietnam.

En 1788, Nguyên Hue monte sur le trône à Phu Xuan (Hue). Puis il mène ses troupes vers le Nord à Thang Long pour battre victorieusement 290 000 soldats chinois en janvier 1789.

Quang Trung Nguyên Hue, premier empereur de la souveraineté Tây Son, entreprend la mise en place d'un certain nombre de politiques avancées en matière d'agriculture et d'éducation. En 1792, Quang Trung meurt tandis que Nguyên Anh, avec l'assistance des Français, retourne dans le delta du Mékong pour mener la guerre contre les troupes de Tây Son. En 1802, Tay Son est battu ; Nguyên Anh se rend maître de Phu Xuan (Huê) et fonde la dynastie des Nguyên.

La dynastie des Nguyên

Nguyên Anh se proclame empereur du Vietnam en 1802, sous le nom de Gia Long, initiant la dynastie des Nguyên (1802-1945).

Les premiers rois de la dynastie des Nguyên comme Gia Long, Minh Mang unifient le pays et contrôlent un territoire plus large par rapport à celui des règnes précédents. La dynastie des Nguyên réalise bien la politique de défrichement pour la mise en place de fermes et le développement hydraulique. Au niveau de la politique extérieure, les rois Minh Mang et Thieu Tri envoient sur les mers des navires marchands pour commercer avec la France, la Grande-Bretagne, l'Indonésie et l'Inde, etc...

Les rois Nguyên commandent la rédaction de livres sur l'histoire et la géographie nationales, impriment plusieurs collections de livres importants, significatifs pour la culture nationale. Le Confucianisme occupe une position dominante et constitue un appui pour l'idéologie conservatrice des Nguyên. La dynastie des Nguyên impose une politique de «portes fermées» bloquant l'accès aux ports, et au commerce, et, renonçant aux délégations diplomatiques venues établir des relations avec le Vietnam.

L'époque de la domination française (1857-1945)

En 1857, le gouvernement français approuva la décision de conquérir le Vietnam. Cependant, compte tenu de la résistance des patriotes vietnamiens, il fallut 30 ans aux colonialistes français pour instaurer leur domination sur l'ensemble du territoire vietnamien (1887).

En 1887, l'Union Indochinoise fut constituée comprenant 5 régions : le Tonkin, l'Annam, la Conchinchine, le Cambodge et le Laos. Au début du XXe siècle, les activités socio-économiques des Français au Vietnam furent vraiment renforcées. Les Français concentrèrent leurs investissements dans l'exploitation minière et certaines autres industries. Apparurent de vastes fermes de plantations. Outre le riz, venaient s'ajouter la culture du thétier, du cafétier, de l'hévéa et du ricin, etc... Les produits agricoles et artisanaux commencèrent à devenir des marchandises d'échange. Conséquemment à ces changements économiques, les classes bourgeoise et ouvrière du Vietnam virent le jour.

Afin de faciliter sa politique d'exploitation des colonies, la France maintint sur le trône le roi et sa dynastie, mais ils n'étaient que des «marionnettes».

Sur le plan éducatif, les colonialistes français abolirent en 1915 l'ancien système de concours et imposèrent trois cycles de l'enseignement de base (maternelle, primaire et secondaire). Et en 1917, ils lancèrent officiellement la formation de fonctionnaires administratifs «à la française».

Le gouverneur général d'Indochine promulgua un décret pour restructurer le mécanisme d'organisation des villages en 1904. Cela représenta une profonde ingérence qui traduisait la volonté de créer une nouvelle classe de propriétaires terriens censés remplacer les précédents.

En ce qui concerne le milieu ouvrier ainsi que celui des paysans, les colonialistes exécutèrent une politique de domination rigoureuse. La population subit plusieurs impôts et taxes. Les colonialistes français pratiquèrent une politique de l'obscurantisme.

Les patriotes vietnamiens continuèrent la lutte pour la libération du pays. Les uns suivirent les autres. Et en 1930, Nguyên Ai Quoc, c'est-à-dire Ho Chi Minh, fonda le Parti Communiste Vietnamien (ou le parti Communiste Indochinois plus tard). Depuis, les communistes ont dirigé le mouvement de libération nationale.


Le Vietnam indépendant (depuis 1945)

Lorsque la deuxième guerre mondiale mit fin, et que les fascistes japonais se rendirent, le peuple Vietnamien avait mené avec victoire la Révolution d'août 1945. Le 2 septembre 1945, le Président Ho Chi Minh proclama l'indépendance du pays et l'avènement de la République démocratique du Vietnam sur la place Ba Dinh (Hanoi).

En 1946, les troupes françaises se réinstallèrent en Indochine. Sous la direction du Parti Communiste Indochinois et du Président Ho Chi Minh, le peuple Vietnamien entreprit la résistance contre les colonialistes français pour sauvegarder l'indépendance. La victoire historique de Dien Bien Phu en 1954 mit fin à une grande résistance du peuple vietnamien et libéra la moitié du pays.

En vertu de l'accord de Genève, les Français se retirèrent du nord du pays, et le Vietnam fut provisoirement divisé en deux régions. Au nord, la République démocratique du Vietnam s'engagea à l'œuvre de reconstruction du pays dans la paix. Dans le sud, se déroula toujours pendant 20 ans, la lutte de libération nationale.

Avec l'offensive générale au printemps 1975 dont l'apogée fut la campagne historique d'Ho Chi Minh, le gouvernement de Saigon s'effondra le 30 avril 1975. L'état du Vietnam fut réunifié et depuis cette date, il porte le nom de «la République socialiste du Vietnam», avec Hanoi comme capitale.

Population
Nationalités

Le peuple vietnamien est formé à travers le processus d'interférence anthropologique et des deux cultures anciennes d'Asie: cultures chinoise et indienne tout en créant sa propre identité. Anthropologiquement, les Vietnamiens appartiennent à la race des mongoloides méridionaux.

Une jeune fille Tay

A présent, 54 ethnies vivent ensemble sur le territoire. Les Kinh (les Viet) représentent près de 90 % de la population totale. Les langues des ethnies vietnamiennes appartiennent à 8 groupes différents.

-Le groupe Viet-Muong comprend 4 ethnies : Chut, Kinh, Muong, Tho.

-Le groupe Tay-Thai comprend 8 ethnies: Bo Y, Giay, Lao, Lu, Nung, San Chay, Tay, Thai.

-Le groupe Mon-Khmer comprend 21 ethnies: Ba Na, Brau, Bru-Van Kieu, Cho-ro, Co, Co-ho, Co-tu, Gie-trieng, Hre, Khang, Khmer, Kho mu, Ma, Mang, M'Nong, O-du, Ro-mam, Ta-Oi, Xinh-mun, Xo-Ðang, Xtieng.

Une cérémonie rituelle à une pagode Khmère

-Le groupe Mong-Dao comprend 3 ethnies: Dao, Mong (H'Mong), Pa Then.

-Le groupe Kadai comprend 4 ethniesCo lao , La-chi, La ha, Pu Peo.

-Le groupe Malayo-Polynésien comprend 5 ethnies: Cham, Chu-ru, E-de, Gia-rai, Ra-glai.

-Le groupe Han comprend 3 ethnies: Hoa, Ngai, San diu.

Le groupe tibéto-birman comprend 6 ethnies: Cong, Ha Nhi, La Hu, Lo Lo, Phu La, Si La.

A travers des siècles, les ethnies vietnamiennes se sont étroitement unies dans la même mission historique de lutter contre les agresseurs, défendre le pays, conquérir le droit de vivre, le droit à l'indépenmdance, à la souveraineté. Chaque ethnie a sa propre langue, sa propre culture, faisant partie intégrante de la culture vietnamienne riche en genres et en couleurs.

Ba Na

Nom : Ba Na (To lo, Krem, Roh, Con kde, A la cong, Krang)
Population : 174 456 habitants (l’an 1999)
Région : Les provinces de Kon Tum, de Binh Dinh, de Phu Yen.

La vie spirituelle occupe une place importante chez le peuple Ba Na; il rend hommage à plusieurs esprits. Le mariage est libre mais se déroule de façon traditionnelle. Par exemple, le couple doit vivre séparément après la naissance du premier né. Les Ba Na habitent des maisons sur pilotis. Chaque village a une maison commune (nha rong).

Cette culture appartient au groupe linguistique Mon-Khmer. Les instruments musicaux sont variés : gongs, xylophone t'rung, cithares klong put et koni, trompettes to not et arong. Le peuple est reconnu pour ses sculptures en bois.

Les vêtements traditionnels sont simples; l'homme porte le cache-sexe et la femme se couvre d'une jupe.

L'économie de ce groupe dépend principalement de la culture sur brûlis et de l'élevage. Chaque village a des forges, des tissages et des vanneries. Le troc est le mode de commerce.

Un rong (maison communale) des Ba Na


Bo Y

Nom : Bo Y (Chung Cha, Trong Gia, Tu Di, Tu Din, Pu Na)
Population : 1 864 habitants (l’an 1999)
Région : Les provinces de Lao Cai, de Yen Bai, de Ha Giang, de Tuyen Quang.

Les Tu Di

Le culte des ancêtres est une coutume importante chez le peuple Bo Y. Les maisons sont habituellement construites sur la terre battue; le premier étage sert à entreposer les céréales. Le mariage est un processus élaboré. Le marié n'est pas présent à la cérémonie. Sa jeune sœur le représente dans la belle-famille; elle est accompagnée d'un cheval rose.

Les enfants sont en deuil pendant 90 jours lors du décès de la mère et 120 jours lors du décès du père.

Herse en bois, un instrument aratoire des Bo Y

La langue des Bo Y appartient au groupe Tay - Thai. La tradition littéraire, soit les contes, les proverbes et les chants populaires sont assez abondants.

Les vêtements traditionnels de la femme sont la jupe xeo et la robe à cinq pièces. Certains membres du groupe s'habillent comme les Nung et d'autres portent des vêtements semblables à ceux des Han.

L'économie de l'ethnie dépend surtout de la culture sur brûlis. Ils vivent aussi de la pêche.


Brau

Nom : Brau (Brao)
Population : 313 habitants (l’an 1999)
Région : Le village Dak Me, commune de Bo Y, district de Ngc Hoi, la province de Kon Tum.

Les Brau dans la province de Kon Tum

La coutume laisse le choix aux jeunes femmes et aux jeunes hommes de choisir leur partenaire. L'organisation du mariage revient à la famille de la mariée. L'époux doit habiter dans la maison de ses beaux-parents pendant plusieurs années avant de déménager sa famille ailleurs. La demeure traditionnelle est la maison sur pilotis.

Une veste ancienne des Brau

La langue du groupe appartient à culture Mon-kmer. Les musiciens jouent les gongs et le tam-tam; ils possèdent aussi de précieux ensembles de chieng tha.

L'homme porte le cache-sexe et la femme revêt une jupe; tous ont habituellement le torse nu. Les Brau se percent aussi la peau du visage et d'autres régions du corps.

L'économie de ce peuple repose essentiellement sur la culture sur brûlis en utilisant des outils rudimentaires.

Bru - Van Kieu

Nom : Bru - Van Kieu (Tri, Khua, Ma-Coong)
Population : 55 559 habitants (l’an 1999)
Région : Les provinces de Quang Binh, de Quang Tri et de Thua Thien Hue.

Le culte des ancêtres est la principale activité spirituelle des Bru-Van Kieu. Ils ont aussi des objets sacrés tels qu'une épée et le fragment d'un bol. Ce groupe rend hommage aux génies de la montagne, de la terre, des arbres et surtout du feu. Le chef du village est l'individu le plus respecté. Dans les villages au bord de l'eau, les maisons sur pilotis sont construites suivant le sens du courant.

Ailleurs, les maisons sont construites autour de la maison communale. Les jeunes femmes et les jeunes hommes sont libres de choisir leur partenaire. L'oncle maternel est toujours le dernier à parler aux noces ou à l'enterrement de ses nièces et de ses neveux. Il a aussi un mot à dire lors de la construction de leur maison.

La langue de cette ethnie appartient à la culture Mon-kmer. La population est très attachée au monde artistique; les proverbes, les chansons populaires, et les instruments de musiques sont ancrés dans le folklore Bru-Van Kieu.

L'économie des villages repose sur l'élevage d'animaux, les rizières, la cueillette de fruits et de légumes, la chasse et la pêche. Le tressage de feuilles est le principal métier artisanal; les Bru-Van Kieu décorent ainsi leurs demeures.


Cham

Nom : Cham (Cham, Chiem Thanh, Hroi).
Population : 132 873 habitants (l’an 1999).
Région : Les provinces de Ninh Thuan, de Binh Thuan, d'An Giang, de Tay Ninh, de Dong Nai et de Ho Chi Minh-ville ainsi qu'au sud-ouest de Binh Thuan et au nord-ouest de Phu Yen.

Les Cham pratiquent la réligion de l'islam ou le brahmanisme. Ceux qui font partie de l'islam sont divisés en deux groupes : Ba Ni (islam traditionnel) et islam (nouvel islam). Les pratiquants brahmaniques représentent 3/5 de la population Cham. Selon la tradition matriarcale, les filles portent le nom de leur mère. C'est la famille de la jeune femme qui doit lui trouver un mari. Le jeune homme vivra dans la maison de ses beaux-parents. La fille cadette doit prendre soin de ses parents. Seules les femmes ont le droit d'hériter.

La langue Cham appartient au groupe malayo-polynésien. Les demeures font face au sud ou à l'ouest. Les Cham aiment beaucoup le chant et la danse.

L'économie repose sur la culture du riz. Le commerce et le tissage jouent aussi un rôle important.

Cho Ro

Nom : Cho Ro (Do Ro, Chau Ro)
Population : 22 567 habitants (l’an 1999)
Région : Les provinces de Dong Nai, de Binh Thuan, de Binh Duong et de Binh Phuoc.

Les coutumes matriarcale et patriarcale ont la même valeur. Les Cho Ro croient que chaque chose possède une âme et que les esprits exercent une influence invisible sur l'homme. Les génies de la forêt et du riz occupent une place importante dans les rites Cho Ro. Ce peuple habite des maisons sur pilotis; depuis quelques décennies, les demeures sont construites à même le sol.

La langue Cho Ro appartient au groupe Mon-Khmer et ressemble aux langues Ma et Xtieng. Les musiciens jouent entre autres les gongs et des instruments à cordes faits avec des tubes de bambou. Les chants occupent encore une place importante lors des festivals.

Costume féminin des Cho Ro

Le costume traditionnel de la femme est la jupe et l'homme se couvre habituellement la tête d'une chemise. La femme porte plusieurs bracelets et colliers en cuivre, en argent et de verroterie. Depuis peu, les Cho Ro ont adopté le costume Dinh.

L'activité économique des villages dépend principalement de la culture sur brûlis. Certaines localités ont développé la culture de riz ainsi que l'élevage d'animaux, la cueillette de fruits, la chasse et la pêche. Quelques habitants pratiquent aussi des métiers artisanaux tels que la vannerie et la production d'outils en bois et en bambou.


Chu Ru

Nom : Chu Ru (Cho Ru et Ru)
Population : 14 978 habitants (l’an 1999)
Région : Les provinces de Lam Dong et Binh Thuan.

Les Chu Ru ont un très grand respect pour leurs ancêtres. Chaque famille comprend trois ou quatre générations. Les couples sont monogames. Les jeunes femmes peuvent choisir leur mari. Les hommes vont vivre chez leur épouse après les noces.

Les Chu Ru appartiennent au groupe linguistique malayo-polynésien. Ils sont sédentaires. Leur culture a une tradition littéraire orale importante qui comprend des chansons et des proverbes populaires. Les villages comptent plusieurs lignées et groupes ethniques. Les villageois élisent leur chef et leurs sorciers.

Les Chu Ru vivent d'agriculture depuis très longtemps. Ils cultivent aussi le ver à soie, élèvent le bétail et font de la vannerie, du rotin et de la poterie. Plusieurs familles chassent pour rapporter quelques argents supplémentaires.

Jeune fille Cho Ru


Chut

Nom : Chut (Ruc, Sach, Arem, May, Ma Lieng, Tu Vang, Pa Leng, Xe Lang,To Hung,Cha Cu, Tac Cuc, Ymo, and Xa La Vang)
Population : 3 829 habitants (l’an 1999)
Région : Les districts de Minh Hoa et Tuyen Hoa dans la province de Quang Binh.

Même si la majorité Chut est sédentaire, leurs villages sont séparés les uns des autres et leurs habitations sont rudimentaires. Chaque lignée a un chef et un autel pour le culte des ancêtres. Parmi les chefs de lignées, ceux qui ont le plus de prestige deviennent les dirigeants des villages. Le mariage est toujours en vigueur. Les cérémonies funèbres sont très simples.

La langue Chut appartient au groupe Viet-Muong. Ce groupe ethnique possède un folklore très riche. Les chants folkloriques s'appellent Ka-tum et Ka-lenh. Les fables anciennes des Chut sont nombreuses et abordent plusieurs thèmes. Les musiciens jouent la flûte de pan et la flûte à six trous. Les Chut vivent surtout d'agriculture et de culture sur brûlis. Ils font aussi de la chasse et de la pêche. La menuiserie et la vannerie génèrent des revenus supplémentaires.

Vérification de I'arbalète avant de partir aux champs

Co
Nom : Co (Cor, Col, Cua, Trau)
Population : 27 766 habitants (l’an 1999)
Région : Les districts de Nam Tra My et Bac Tra My dans la province de Quang Nam et de Tra Bong dans la province de Quang Ngai.

Les Co accordent une importance particulière au génie du riz. Auparavant, ils habitaient de longues maisons sur pilotis; récemment, ils se logent dans de petites maisons construites à même le sol. Le chef du village connaît très bien les usages et les coutumes de son peuple et a le respect de tous. Les Co n'ont pas toujours eu un nom de famille; ils ont fini par prendre celui des Dinh, puis depuis quelques décennies, le nom Ho d'après le nom du président Ho Chi Minh.

Ce peuple appartient au groupe linguistique Mon-Khmer. Les Co aiment chanter, danser ainsi que jouer les gongs et le tambour. Les airs populaires les plus répandus sont : Xru, Klu et A giíi.

Les hommes sont vêtus d'un cache-sexe et ont le torse nu. Les femmes portent le pagne et porte un débardeur pour se couvrir les seins. Les femmes portent des chapelets multicolores en verroterie à leur ceinture.

L'économie dépend principalement de la culture sur brûlis. Les Co cultivent aussi le riz, le maïs et le manioc.

Perche rituelle souvent plantée lors de la cérémonie de sacrifice du buffle des Co


Cong

Nom : Cong (Xam Khong, Mang Nhe, Xa xong)
Population : 1 676 habitants (l’an 1999)
Région : Le district de Muong Te dans la province de Lai Chau.

Les Cong habitent dans des maisons sur pilotis. L'homme détient le rôle le plus important dans la famille; le fils aîné devient le chef de famille à la mort de son père.

La langue appartient au groupe tibéto-birman. Les Cong ont leur propre calendrier. L'année compte 12 mois de 30 jours; les mois correspondent chacun à un animal. Ce peuple a un folklore assez varié.

L'activité principale des Cong est la culture sur brûlis.

La cithare Tinh Tau, un instrument musical populaire dans la vie culturelle des Cong

Co Ho
Nom :
Co Ho (Xre, Nop, Co Con, Chil, Lat, Tring)
Population : 128 723 habitants (l’an 1999)
Région : Le plateau Di Linh dans la province Lam Dong.

Les Co Ho rendent hommage à plusieurs esprits tels que le génie du soleil, de la montagne et de la rivière. C'est un peuple sédentaire. Les femmes jouent un rôle important dans la vie maritale. Les Co Ho sont monogames; le couple habitent dans la famille de la femme.

Ce peuple appartient au groupe linguistique Mon-Khmer; il compose des poèmes lyriques appelés Tampla. Des danses traditionnelles sont souvent présentés lors de fête populaires. Les instruments traditionnels sont les gongs, le tambour en peau de daim, la flûte, la guimbardes et la cithare à six cordes.

Les Co Ho vivent pour l'essentiel de la culture du riz sur brûlis et du riz aquatique.

Fête de montée à la montagne


Co Lao

Nom : Co Lao (Ke Lao)
Population : 1 865 habitants (l’an 1999)
Région : Les districts de Dong Van et de Hoang Su Phi dans la province de Ha Giang.

Chaque village compte de 15 à 20 maisons. Les enfants portent le nom de famille du père. Les Co Lao baptisent et brûlent le placenta du nouveau-né trois jours après sa naissance. Le culte des ancêtres remonte jusqu'à la quatrième génération.

Les Co Lao appartiennent au groupe linguistique Kadai. Ils célèbrent plusieurs fêtes dont la plus grande est celle du Nouvel An.

Le costume traditionnel de la femme est une tunique qui comprend cinq pans.

Les Co Lao cultivent le riz et le maïs. Ils pratiquent aussi quelques métiers artisanaux tels que le tressage et la menuiserie.

Pi Le, clarinette des Co Lao

Co Tu
Nom :
Co Tu (Catu, Gao, Ha, Phuong, Ca-Tang)
Population : 50 458 habitants (l’an 1999)
Région : Les districts de Tay Giang, de Dong Nam et de Nam Giang dans la province de Quang Nam et les districts de A Luoi et Phu Loc dans la province de Thua Thien-Hue.

Les Co Tu pratiquent le culte de Giang soit le culte du génie. Leurs habitations sont construites en forme d'ellipse. La maison communale se trouve au centre du village; c'est là qu'ont lieu les réunions, les cérémonies réligieuses, les activité culturelles et les jeux. La société est patriarcale; les enfants prennent le nom de famille du père. Seul le fils peut hériter.

Ce peuple appartient au groupe linguistique Mon-Khmer.

Costume de fête des Co Tu

Les hommes gardent le torse nu mais portent un cache-sexe. Le costume traditionnel des femmes est la jupe et le chemisier. Elles aiment les parures tels que les bracelets, les colliers et les boucles d'oreilles.

Les Co Tu ont des cultures vivrières. Ils font aussi l'élevage d'animaux, la cueillette de fruits, la chasse et la pêche. Les métiers artisanaux sont le tis


Dao

Nom : Dao (Dao Quan Trang, Dao quan chet, Dao Tien, Dao Thanh Y, Dao Do, Man, Dong, Trai, Xa, Diu Mien, Kim Mien, Lu Giang, Lan Ten, Dai Ban, Coi Ngang, Coi Mua et Son Dau.
Population : 620 538 habitants (l’an 1999)
Région : Les zones frontalières avec la Chine, le Laos et certaines provinces appartenant au centre et au nord du Vietnam.

Les Dao pratiquent le culte des ancêtres Ban Ho. Les pronoms sont déterminés d'après la lignée et la hiérarchie. Les rites funèbres suivent la tradition. Dans certaines régions, les Dao incinèrent le corps des morts qui ont plus de 12 ans. L'homme peut habiter temporairement ou à temps plein chez sa femme. Les demeures sont des maisons sur pilotis.

La langue Dao appartient au groupe Mong Dao. Ils emploient les caractères han (caractères chinois) qu'ils ont modifié et Dao nom.

L'homme porte traditionnellement les cheveux longs noués en chignon sur la nuque mais depuis quelques années, il porte les cheveux courts. Il est vêtu d'un pantalon, d'une veste et d'une chemisette. Le costume de la femme est orné de décorations traditionnelles. La femme Dao porte ses cheveux très longs.

L'économie Dao dépend de la riziculture sur brûlis et sur des champs irrigués. Les outils aratoires sont rudimentaires. Des métiers manuels se développent comme le tissage, la fonte de métaux et la menuiserie.

Les Dao de la grande planche aux jours de fête


E De

Nom :
E De (Ra De, De, Kpa, Adham, Krung, Ktal, Dlierue, Blo, Epan, Mdhur, Bich)
Population : 270 348 habitants (l’an 1999)
Région : Les provinces de Dak Lak, de Gia Lai au sud, de Khanh Hoa et de Phu Yen à l'ouest.

Les E De rendent hommage à plusieurs génies. Ils habitent des maisons sur pilotis. Une partie de la demeure (Gah) sert à recevoir les invités et le reste soutient les activités familiales (ok). C'est une société matriarcale; les enfants portent le nom de la mère. Les fils n'ont pas droit à l'héritage. L'homme marié vit dans sa belle-famille. Si la femme meurt et que personne de sa famille peut la remplacer, le veuf va vivre avec ses propres sœurs.

La langue appartient au groupe linguistique malayo-polynésien. Les instruments de musique sont les gongs, tambours, flûtes et flûtes de pan. Le dinh nam est l'instrument musical préféré. Le patrimoine littéraire transmis oralement est très riche : mythologie, contes, poèmes et chansons populaires.

Les femmes portent des vestes et enroulent une jupe indigo avec des décorations multicolores. Les hommes portent un cache-sexe et une veste. Leurs bijoux sont en argent, cuivre et verrerie.

L'économie dépend de la culture sur brûlis, de l'élevage d'animaux et de quelques métiers artisanaux.

La flûte dé E De


Giay

Nom :
Giay (Nhang, Dang, Pau Thin, Pu Na, Cui Chu, Xa)
Population : 49 098 habitants (l’an 1999)
Région : Les provinces de Lao Cai, de Ha Giang, de Lai Chau et de Cao Bang.

Les Giay croient aux génies. Les habitations sont des maisons sur pilotis. L'autel des ancêtres se tr